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Introduction et Facultés du dauphin

La recherche de nourriture est facilitée par une forme d'un sonar semblable à l’ écholocation: les dauphins localisent des objets en produisant des sons et les l' »écoutent » en l'écho.

La plupart des ondes sonores sont transmises à l'oreille interne grâce à la mâchoire inférieure.  Le chercheur Pack Herman a démontré que les Tursiops sont en mesure d'extraire des informations et de les façonner telle une image, suggérant que les dauphins  soient en mesure de former un image, de la visualiser même avec une visibilité nulle.

Les dauphins ont également une vision développée. Les yeux sont situés sur les côtés de la tête et ont un « tapetum lucidum », ou « reflétant lentille », ce qui facilite la vision sous une lumière réduite.

En revanche, leur sens de l'odorat est très pauvres. Les nerfs olfactifs ainsi que le lobe olfactif dans le cerveau sont manquants. Leur sens du goût n'a pas été bien étudiés, bien que les dauphins ont été démontrés étant capable de détecter le différence entre le salé, le sucré, les acides (acide citrique) . Certains animaux en captivité ont des préférences pour les types de poissons mais il n'est pas certain que cette préférence soit interprétée par le goût.

Les sifflets, et le langage corporel sont les principaux signes de communication quantifiable chez le Tursiops. Il existe visiblement un langage du corps (saut hors de l'eau, morsures, slapper queue à la surface de l'eau...) Tous ces gestes sont un moyen pour le dauphin de transmettre des messages. Les sons et les gestes que produisent les dauphins les aident à garder la trace des autres dauphins dans le groupe ou certainement plus loin pour des questions d’interactions comme la chasse en groupe.

Les dauphins produisent des sons avec six sacs aériens situés près de leur évent (les dauphins  n'ont pas de cordes vocales). Chaque animal a un caractère modulé en fréquence,  la signature du dauphin en quelque sorte. John Lilly dans les années 1950 évoque le "langage des dauphins".

  

 

 

Les principaux comportements gestuels chez les dauphins Tursiops


Comportements aériens

* Bond hors de l'eau (Bow)
Saut hors de l'eau sur une distance ne dépassant pas la longueur du corps. Le pédoncule caudale est en l'air pendant que la partie antérieure plonge. Soit le pédoncule caudale, soit la partie antérieure, est fixe tandis que l'autre est mobile.

* Tête hors de l'eau (Head up)

La partie avant du corps est hors de l'eau dans une position oblique. Le dauphin peut rester temporairement immobile mais le corps est franchement arqué.

* Bond sur le côté (lateral bow)
Le dauphin bondit hors de l'eau sur le côté ou bondit le corps droit et pivote lorsqu'il est hors de l'eau.

* Eclaboussement de côté
Le dauphin s'élève en partie hors de l'eau et se laisse retomber bruyamment à plat.

* Eclaboussement arrière (Back Breaching)
Le dauphin élève la partie avant hors de l'eau et se laisse retomber bruyamment en arrière, en éclaboussant.

* Saut en long (Leap)

Le dauphin saute hors de l'eau en position normale sur une distance nettement plus grande que la longueur de son corps.

*. Saut sur le dos (inverted leap)

le dauphin saute hors de l'eau en position inverse, aileron dorsale vers le bas.

* Saut sur le côté (lateral leap)
Le dauphin saute et retombe sur le côté

* Saut à travers la vague (Wave-leaping)
Réalisation d'un saut depuis l'arrière d'une vague par un dauphin qui se déplace dans le sens opposé à celui de la vague.

 

Flexions (aches)

Corps tendu, étiré, courbé, chandelle verticale, etc.

Comportements de contact

Parmi ces comportements, citons la traîne d'un objet (Kelp dragging) : un dauphin traîne en surface un objet - le plus souvent une algue - accroché à l'avant de la nageoire dorsale ou à une autre partie du corps.) mais aussi le coup de rostre, le coup de rostre vers le bas, le frottement, la prise en bouche, le remorquage d'une personne, etc.

Mouvements de tête

* Menton en l'air (chinup)

Brèves expositions du rostre hors de l'eau selon des angles variables par une élévation de la tête .

* Lancer de poisons (Fish toss)
Un dauphin tenant un poisson entre ses mâchoires, émerge la tête hors de l'eau.
Le poisson est envoyé sur le côté ou en arrière par un redressement brusque de la tête.

* Coup de rostre vers le haut (Beak up)
Le dauphin stationnaire, en positon normale, effectue des mouvements de rostres vers le haut, souvent pour toucher un objet.

* Oeillade
Brève sortie d'un oeil hors de l'eau par un dauphin stationnaire ou se déplaçant en position normale par une rotation sur le côté ou en abaissant le rostre vers le bas.

* Salut de la tête (Head nod)
Un mouvement de tête de haut en bas hors de l'eau ou sous l'eau par un dauphin en position normale.

* Salut aérien (Airbone headnod)
Le dauphin effectue un signe de tête pendant un saut , tout son corps étant hors de l'eau , juste avant la rentrée dans l'eau. (...)

* Toupie (Head turn)
Dans une position verticale, le dauphin émerge la tête ou le rostre hors de l'eau et pivote sur lui-même une ou plusieurs fois. Comportement également observé sous l'eau.

* Bouche ouverte (Mouth open)
Le dauphin ouvre la bouche légèrement et lentement, souvent avec un mouvement coordonné de la tête.
Ce comportement est souvent effectué sous l'eau mais parfois la tête hors de l'eau.


Mouvements des nageoires pectorales (Pectoral fin movements)

* Une pectorale hors de l'eau (Pectoral extension)
Exposition à la surface d'une nageoire pectorale par un dauphin qui se tient sur le côté. L'angle entre la pectorale et l'axe longitudinal est aigu.

* Les pectorales parallèles hors de l'eau (Pectoral parallel extension)
Exposition à la surface des deux nageoires pectorales par un dauphin qui est sur le dos, stationnaire ou en mouvement.

* Flexion d'une pectorale (Pectoral flex)
Mouvements rapides, du haut vers le bas, d'une nageoire pectorale exposée à la surface.
 

Respiration

* Ebrouement (Chuffing)
Emission d'air brusque et très bruyante. Un petit cône de vapeur condensée s'élève à un mètre environ au-dessus de la tête de l'animal.

* Expulsion chuintante (Squeeze breath)
Expulsion d'air par l'évent , brève et sonore, rappelant le bruit de l'air s'échappant d'un ballon d'enfant qui se dégonfle, avec très peu de vapeur condensée visible.

* Emission d'une grosse bulle (One large bubble)
Emission sous-marine d'air par l'évent formant une ou plusieurs larges bulles à la surface. (...)

 

Claquements (Slaps)

* Claquements du menton (Chin slap)
Elévation et abaissement du rostre qui frappe bruyamment la surface de l'eau. A faible intensité, c'est uniquement le rostre qui est utilisé. A forte intensité, c'est toute la partie avant du corps qui est élevée hors de l'eau et rabattue violemment.

* Claquements de la nageoire dorsale (dorsal fin slap)

Le dauphin effectue des balancements des deux côtés de l'axe longitudinal depuis une position normale. La nageoire dorsale vient heurter la surface de l'eau à plat.

* Claquements de la tête sur le côté (Head slap)
Le côté de la tête du dauphin frappe bruyamment la surface de l'eau. L'animal peut marquer un temps d'arrêt et étendre ses nageoires pectorales avant de se laisser retomber.

* Claquement de la tête en avant (Forward head slap)
Ce comportement est observé lors d'un déplacement en avant, le dauphin sortant seulement la tête hors de l'eau en la claquant fortement contre la surface.

* Claquement de la tête en arrière (Back head slap)
Puissant contact de la région de l'évent à plat avec la surface par un jeté violent de la tête en arrière. Le dauphin, d'abord en position normale, sort la tête hors de l'eau pour atteindre progressivement une position verticale.

* Claquement de la pectorale (Pectoral fin slap)
Contact rapide, bruyant et répétitif entre la nageoire pectorale et la surface de l'eau, effectué par un dauphin couché sur le côté.

* Claquement de la queue (Tail slap)

Contact bruyant de la partie arrière du corps à plat avec la surface de l'eau. A faible intensité, seule la caudale s'élève hors de l'eau. A forte intensité, le pédoncule caudal entier est élevé et frappe la surface. La partie avant est souvent sous l'eau et les claquements peuvent être répétitifs.

*
Claquement de la queue à l'envers (Inverted tail slap)
La partie dorsale de la caudale d'un dauphin sur le dos frappe à plat la surface de l'eau . Ce mouvement peut être répété. Il est observé chez un dauphin immobile ou en mouvement.

* Claquements en série (Motorboating)

Série de claquements rapides et répétitifs de la queue pendant le déplacement d'un dauphin en position normale ou sur le dos.

 

Comportement stationnaire (Stationary behavior)

* Flottaison (Floating)
Situation d'un dauphin immobile à la surface en position normale. La région de l'évent est très bombée car la tête est abaissée. Seul le sommet de la nageoire dorsal est visible.

* Flottaison à l'envers (Ventral floating)

Situation d'un dauphin immobile à la surface en position normale. L'animal apparaît voûté, avec seulement la tête et les pointes de la caudale hors de l'eau.

* Roulis atténué (Lean)
Rotations légères sur le côté sans laisser émerger l'oeil

* Radeau (Rafting)
Situation d'un dauphin étendu immobile en surface.

* Mouvement de détente (Resting Mouvement)
A la sortie d'une position de radeau, le dauphin fait émerger lentement la partie avant du corps jusqu'à avoir le menton en l'air tandis que le pédoncule caudale est redressé. L'animal expire de l'air dès son arrivée en surface ou bien juste avant l'immersion. (...)

* Roulis accentué (Roll)
Rotations accentuées autour de l'axe longitudinal par un dauphin en position normale. La rotation a souvent lieu d'un seul côté. La nageoire dorsale s'approche plusieurs fois de la surface de l'eau sans toutefois la toucher. (...)

* Position verticale (Vertical position)

Maintien dans une position verticale sous l'eau , le rostre pointant vers la surface . Cette position est souvent tenue pendant une ou plusieurs minutes.

* Emersions et submersions

Plongée arquée, immersion vers l'avant, sortie de l'eau à l'horizontale, enfoncement sur place.
L'animal coule à pic d'un seul tenant, en position horizontal puis reste sous l'eau sans bouger.
Etc.

 

Style de nage

Nage dans la vague (Swell-riding) :
Un dauphin en position normale se laisse porter par la houle. Immobile, l'animal attend qu'une vague passe puis se laisse glisser avec elle, exposant la nageoire dorsale et le pédoncule caudal.

Nage à l'étrave d'un bateau, nage en tire-bouchon, glissade, nage en zig-zag, nage sur le dos, nage sur le côté, marsouinage , émersion bouillonnante, nage sous la surface, nage au ras de la surface, surfing sur le dos des vagues, nage ondulée, nage ventre à ventre, etc.
 

Etc.....

 

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John C. Lilly était un médecin, biophysicien, neuroscientifique, et inventeur et spécialiste dans l'étude de la conscience. Il a grandi dans le Minnesota et a obtenu son premier diplôme en 1938. Il a étudié à l'école de médecine de Dartmouth et il a obtenu son M.D. de l'University of Pennsylvania School of Medicine en 1942. Il a ensuite étudié la biophysique et la psychanalyse et a enseigné à l'Université de Pennsylvanie de 1942 à 1956.

Au milieu des années 1950, il a travaillé sur l'intégration corticale, dans le cadre de l'Institut national de santé mentale. En 1954 il a inventé le caisson d’isolation sensoriel et a expérimenté la communication avec les dauphins dans des conditions d’isolation avec pour certaines études, une conscience sous LSD (fournit gratuitement par le FBI!!!) . En 1959, Lilly a fondé l'Institut de recherche sur les communications à Saint-Thomas dans les îles Vierges. Là, il a travaillé avec des dauphins afin d’ explorer la communication possible entre les dauphins et les humains . Il a commencé à utiliser régulièrement le LSD et la kétamine en combinaison comme méthode d'exploration de la conscience.

Deux films ont été inspirés par la vie de Lilly:

Le jour du Dauphin (1973). Voir dauphins militaires

 Au dela du réel  (1980), dans lequel les scientifiques explorent la mémoire génétique  grâce à la conjugaison de l'isolement et l’utilisation de  drogues.
 

 

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Page Web à traduire

 

John, C.Lilly,

pionnier de la communication homme-dauphin

john lilly
parler aux dauphins

 

A la suite de l 'expérience vécue avec les dauphins des Embiez, beaucoup de questions m 'étaient apparues comme une nouvelle étape dans ma vie “delphine”. Chaque question demande un réponse qui elle même demande un engagement supplémentaire de ma part. Je n 'aurais jamais toutes les réponses et c 'est tant mieux ainsi. Mais désormais je sais que je ne serais plus seul à m 'interroger sur notre relation avec les dauphins. Car ce qui faisait la spécificité de l 'expérience des Embiez étaient la présence de scientifiques océanographes et d 'un cameraman lors du “coup de l 'hameçon”. Ils apportaient la crédibilité à l 'aventure et ils avaient témoigné le fait lors de conférences ou de parutions scientifiques. Quant au cameraman (venu du ciel!) , sa participation me permet encore de convaincre les derniers septiques, enfin il reste toujours des cons, paix à leur étroite âme!!!

C 'est en visionnant les images vidéo du sauvetage de “Pointe noire” que d 'autres scientifiques aux horizons différents prirent la décision d 'étudier le phénomène de communication. C 'est au laboratoire “Parole et langage” de l 'Université de Aix en Provence que j 'ai rencontré des chercheurs ouvert à toutes les possibilités d 'études. Le plus surprenant est que la plupart sont d 'avis de construire un projet autour de la télépathie entre l 'homme et le dauphin. Mais pour que toute étude soit possible, il faut que les éléments observés puissent être quantifiable. Ce dernier critère nous obligera alors à travailler dans les premiers temps avec des dauphins en captivité. Ce sera le prix pour espérer prolonger l 'étude avec des animaux en totale liberté. Survient alors un épineux problème d 'éthique: peut on utiliser les dauphins captifs pour des raisons scientifiques? Et le travail proposé pourra t'il devenir une activité ludique pour ces animaux? Qu 'arrivera t 'il à ces animaux après la fin de l 'expérience? Quel sera leur quotidien? Et quels seraient les intérêts dont pourraient bénéficier les dauphins en général d 'une telle démarche? Si nous pourrions prouver de manière scientifique la communication extra- sensorielle entre l 'homme et les cétacés, quelles en seraient les conséquences?

Lorsque dans les années 1950 les chercheurs ont découverts les formidables capacités des cétacés, nous les avons capturé, enfermé, dressé pour servir l 'espèce humaine dans de nombreux domaines civils et militaires.

Mais découvrir qu 'une communication élaborée est possible pourrait aussi servir le monde sauvage et toutes les espèces animales de ce monde. Avant le démantèlement de l 'ex URSS, l 'armée soviétique avait grandement avancé dans ce domaine. Mais dès que les financements ne suivirent plus, le ministère de la défense coupa net toute recherche sur les cétacés. Cette cassure entraîna la “libération sauvage” (si on peut dire!) de plusieurs centaines de cétacés dont des dauphins, des globicéphales et des bélougas. On retrouvait dans un petit port de Turquie , un bélouga qui quémandait de la nourriture parmi les pêcheurs. Une baleine blanche en Turquie! D 'autres cétacés ont été vendu pour des parcs aquatiques, les autres ont du certainement être éliminés. Fin de la recherche soviétique sur la communication inter- espèce! Mais la plupart des personnes ayant côtoyé de très prés les dauphins témoignent que la télépathie avec le cétacé est un fait avéré. Le témoignage qui m 'a le plus marqué est celui de Jacques Mayol. Cet apnéiste recordman du Monde avait été le premier homme a franchir la barre des moins 100 mètres. Autodidacte à la fois photographe, cinéaste et même chercheur de trésor, Jacques avait travaillé dans sa jeunesse au “Seaquarium” de Miami en Floride comme “homme à tout faire”. Il s 'était lié d 'amitié avec la delphine “Clown”. Plus qu 'une histoire d 'amitié, une véritable histoire d 'amour qui devait influencer plus tard toute l 'oeuvre de Mayol. “Clown” lisait dans les pensées du jeune Jacques. Un jour que ce dernier s 'occupait de nettoyer les vitres du bassin principal, la delphine lui prouva toute son affection. Jacques avait pas mal de soucis personnels et c' est dans un certain état d 'esprit qu 'il descendit sous l 'eau pour effectuer son travail. Il travaillait équipé d 'un scaphandre tout aussi bien pour du nettoyage que pour nourrir les autres animaux des bassins. Alors qu 'il s 'activait à frotter, il repensa à ces problèmes et c 'est à ce moment que “Clown” s 'appuya sur son épaule comme pour le réconforter. Elle avait deviné que le plongeur avait besoin d' un soutien psychologique. Ce genre de communication s 'était souvent reproduit entre le jeune français et la delphine. Comme je pouvais le faire avec “Back” au delphinarium de Coff Harbour (voir « l’homme qui parlait aux dauphins », Jacques et “Clown” avait un “grand jeu” , une sorte de rituel en commun. Lorsque le plongeur était sous l 'eau, il se plaçait en position de “garde à vous” en positionnant une main près du visage comme le font les militaires lorsque ils se saluent. A chaque fois “Clown” venait poser son rostre sur la main ouverte du plongeur. Un jeu qui peut paraître insignifiant et sans intérêt pour notre réalité  humaine mais pourtant tout à fait valable pour ce genre de relation inter-espèce. Trente ans pus tard, Jacques retournait au Seaquarium et il rencontrait le fils de “Clown” qu 'il n 'avait jamais vu. Depuis sa mère était morte d 'une infection pulmonaire . Mayol plongeait dans le bassin et sans savoir pourquoi il reproduisait le fameux geste de salut. Automatiquement, le jeune mâle reproduisait exactement le même geste que sa mère effectuait plusieurs décennies auparavant, le rostre collé dans la main de Jacques. Ce dernier était convaincu qu 'il n 'y avait pas de coïncidence. J 'avais participé à une émission de télévision en 1993 et Mayol avait raconté cette histoire sous les yeux très agacés des scientifiques présents sur le plateau de tournage. L 'ambiance était d 'ailleurs électrique car les biologistes laissaient entendre que le français était un doux mythomane. Wade Doack présent aussi confirmait lui aussi avoir eu des expériences télépathiques avec les cétacés.Trop impliqué dans l 'organisation de ses records et les recherches sur les capacités physiologiques de l 'homme pendant les apnées, Mayol ne poursuivait pas de recherches sur la communication entre l 'homme et le dauphin. Depuis, la cétologie a connu un nouvel essor mais les scientifiques pour la plupart passés par la filière biologie marine ne considèrent pas cette étude comme primordiale. Mais comment peut on espérer une communication avec un individu que l 'on considère comme un sujet d 'étude. La science qui a apporté des bienfaits considérables à la sécurité et au savoir de l 'espèce humaine semble se désengager pour ce qui est de sa remise en question. Je veux parler bien entendu d 'éthique mais la représentation de l 'homme reste trop souvent considérée comme étant le centre de l 'univers. Notre culture occidentale considérablement influencé par l 'imprégnation de la consommation et du paraître  nous éloigne t 'elle pas des réalités du monde qui nous entoure? La communication inter- espèce n 'est pas seulement qu 'un rêve de gamin. Il y a ces animaux très proche de l 'espèce humaine qui ont décidé à un moment de leur évolution de rejoindre les océans. Ces animaux, mammifères tout comme nous, doués de réflexion, de sentiments, à la structure sociale hyper développé désirent cette communication. Ces cétacés au « coefficient d ' encéphalisation” identique à celui de l 'homme (rapport du poids du cerveau et du poids du corps) sont théoriquement capable de nous exprimer leurs émotion. Seraient t 'ils capables d 'exprimer aussi des idées bien plus élaborées, des points de vues politiques,culturels ou artistiques? Je veux croire que oui! Il suffira seulement d 'y croire. Sans le savoir nous communiquons déjà beaucoup avec les autres espèces. Nettoyer un oiseau mazouté, rassurer un cheval, nourrir les pigeons de nos villes, regarder son chat s 'endormir, fabriquer un abri pour un oiseau de passage, c 'est de la communication. Le dauphin malgré ce manque de proximité avec les “malheureux” terriens que nous sommes a réussi ce formidable pari, exister dans nos coeurs. Nous les avons aimé, dessiné, imaginé et par dessus tout nous les avons  rêvé. Ils sont entrés dans notre subconscient pour ne plus jamais en sortir. Ils sont là, bien  présents. Ils ne parlent pas encore mais nous savons que l 'Ere de l 'homo-delphinus approche. Il suffira de les écouter, de les regarder et de ne  pas oublier le monde sauvage qui nous entoure. Ils nous apprendront l 'humilité et le don de soi. Voilà peut être le véritable message des dauphins.

 

 

Extraits du livre et traduit de l’allemand  « Die Botscaft der delfine »

Le point de vue de Eric Demay

On m’a souvent demandé comment j’avais pu communiquer aussi facilement avec le dauphin bleu et blanc « Pointe noire » aux Embiez..  Depuis la rencontre avec les premiers dauphins en Australie, j’avais été troublé, du moins interpellé, par des phénomènes assez étranges. Il me semblait parfois que les dauphins devinaient mes pensées. Alors que je ne connaissais pas grand chose sur ces animaux, je profitais de l’occasion de travailler avec des spécialistes vétérinaires australiens en contact quotidien avec les delphinidés pour apprendre quelles étaient les possibilités physiologiques de ces curieux animaux. Nous supposons que le SONAR des dauphins est d’une extrême précision, peut être même d’une forme qui pourrait dépasser notre imagination. Ce sonar (ou cette échographie)qui chez nous se représente sous forme électrique sur un écran en simple 2D pourrait chez le dauphin se former de couleurs, de formes ou d’autres fonctions animatrices dont nous ignorons encore l’existence, tout n’est pas quantifiable et visible pour nos pauvres sens d’être humain. De ce fait, lorsque un dauphin nous « sonde » que voit t’il vraiment? Pour en avoir longtemps discuter avec des spécialistes en neurologie comme Roger Vielgus qui réalise et produit des documentaires sur les fonctions du cerveau, j’imagine que notre cerveau a plusieurs possibilités d’envisager l’environnement qui nous entoure. Nous pouvons penser de deux façons bien distinctes: penser d’une chose et la « parler » dans notre tête, ou en faire une image très précise quelque part dans notre cerveau. C’est ce que font les sportifs de haut niveau en sophrologie, en auto-suggestion positive imaginant à l’avance le geste précis de l’action à venir. Cette image formée alors existe quelque part dans le cerveau durant un instant. Si nous admettons alors que le SONAR du dauphin est ultra- développé (aucun doute dessus!!!), il peut alors en nous sondant telle une échographie d’une précision certainement inimaginable « VOIR » cette image, en tous les cas la déceler. C’est à partir de cette théorie que toutes mes relations avec les dauphins se sont développées (à part pour Dolphy car je ne voulais pas mélanger communication extra-sensorielle et protection afin de garder une objectivité et une lucidité face aux médias et à mes employeurs du GECEM). Avec « Pointe noire » aux Embiez par contre, la situation d’urgence m’obligeait à cette concentration « extra-delphinienne »: imaginer le geste (enlever son hameçon planté avec l’aide de mes doigts), me concentrer et le visualiser tel un sportif afin que le dauphin puisse  déceler (à l’aide de son SONAR) cette action imaginée quelque part dans mon cerveau. J’avais déjà beaucoup pratiqué cela en escalade alors que je faisais les Coupes du Monde; pour ce qui est de la concentration j’avais beaucoup travaillé cela en Yoga et surtout lors d’escalade en solo intégral (sans corde, ni artifices) notamment dans les falaise de plus de 300 mètres dans le Verdon. Vidéo de Solo au Verdon. Donc, la communication extra-sensorielle avec un animal comme le dauphin n’a rien de mystique, en tous cas c’est mon point de vue, et ayant rencontrer plusieurs centaines de ces doux animaux un peu partout dans le monde, je crois pouvoir affirmer que cet animal devra nécessiter un jour une nouvelle écoute et un nouveau regard scientifique si nous ne voulons pas passer à côté de choses merveilleuses et peut être essentielles pour l’espèce humaine!

Solo au Verdon par Eric Demay en 1985

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